Mes premiers pas sur le chemin d’amour de mon corps.

Premier billet d’une série axée uniquement sur la confiance en soi, l’amour et la bienveillance, je vous parle aujourd’hui de ce truc sympa qui va nous accompagner toute notre vie : notre corps. Je vous raconte mon point de départ sur ce chemin de réconciliation avec mon corps, le regard des autres et le poids des réseaux sociaux sur mon quotidien et enfin le rôle des hommes dans cette aventure.

Ma conception de mon corps.

Il y a à peine un mois, je me croyais sereine vis-à-vis de mon corps. Parce que je n’y faisais que partiellement attention. Parce que je faisais des selfies et des shootings Pin up qui me permettaient de montrer que ce qui me mettait en valeur. Je connaissais très bien mes points forts et mes points faibles. Sauf qu’en fait, on ne vit pas bien si seule, face à son miroir on ne s’aime pas entièrement. Je n’ai plus envie d’utiliser les mots ultra-violents que je m’infligeais à moi-même mais je vais les écrire pour que vous ayez conscience du point de départ. Lorsque je me voyais dans ma salle de bain entièrement nue, je me trouvais à vomir. Je haïssais chaque cellule de mes cuisses, mes fesses, mes hanches, mon ventre parce que le tout est couvert de cellulite flasque et gélatineuse. Même mes seins, nus, je les aimais pas tant que ça. Je me dégoutais.

Je parle au passé non pas parce que j’ai maigris mais simplement parce que je n’ai plus envie de m’adresser à moi-même de cette manière. Et vous devez en faire autant avec votre propre corps.

Le jugement de l’opinion publique et les réseaux sociaux.

Je ne vais pas épiloguer sur les filles dans les magazines qui sont toutes photoshopées et qui soit-disant ne font bander personne – Pourquoi on continue alors ? Ni sur les dictats du sport à faire et de ce qu’il faut manger pour atteindre le poids qu’on aimerait que vous ayez. Non parce que ça tout le monde le sait et le critique mais on continue tous à cautionner ça, implicitement. Je vais vous parler du truc bien plus vicieux que j’ai découvert en prenant du recul ici à Berlin, loin de ma vie à 200 à l’heure de Lyon.

J’étais persuadée comme presque tout le monde, qu’il suffisait de faire des efforts pour perdre un peu de poids, ces quelques kilos en trop que si je n’avais pas, je serai parfaite. Vous n’imaginez pas le nombre de fois que j’ai entendu cette phrase dévastatrice, comme un tsunami sur la jolie construction progressive et laborieuse de la confiance en soi. La tristesse a fait couler mes larmes, la colère m’a fait courir plus vite et maintenant la sérénité me laisse à croire que je suis parfaite comme je suis. (Ce sont des mots hein, je n’en suis pas encore convaincue mais c’est le début du processus.) Parce que oui, j’ai d’abord commencé par augmenter mon volume de sport, puis par mesurer à la calorie près tout ce que je mangeais. Et puis j’ai réalisé que malgré les séances de sport quotidiennes et les efforts permanents de me retenir de manger juste ce qui fait du bien à mon corps je ne bougeais absolument pas de poids. Donc non, il ne suffit pas de « faire des efforts », le prochain qui ose prononcer cette phrase devant moi aura droit à son regard chargé de mépris et sera rayé des gens que je côtoierai.

On ne demande pas à une rose d’être une orchidée. Pourquoi est-ce que j’essaierai d’être autre chose que moi ? Sois toi et sois le de la plus belle façon qui soit, pleinement, entièrement.

Et les réseaux sociaux dans tout ça ? Je suis totalement addict et je n’ai pas envie de disparaitre de cette vie virtuelle mais bordel comme c’est dangereux ! Je n’imaginais pas à quel point ça me faisait du tort de voir passer des images de bouffe à longueur de journée, même quand ce sont de jolis plats healthy et bons pour la santé. Donc j’ai unfollow peut-être 200 comptes Instagram où plus de 80% des photos sont de la pornfood. Et idem pour le sport. Je suivais pas mal de comptes que je croyais être motivants pour l’hygiène de vie mais je n’ai fait que voir passer des petites meufs trop bonnes qui arrivent à être sexy en faisant du gainage. Bien loin de ce à quoi je ressemble moi. Donc ces chouettes campagnes de marketing du sport qui jouent sur le modèle à atteindre en nous proposant des mannequins comme objectifs, très peu pour moi. Ce qui m’intéresse, c’est de partager avec vous l’aventure dans laquelle je me lance pour m’auto-apprivoiser, vous me suivez ?

Les hommes.

Le pouvoir des mots est dévastateur comme je disais. C’est à vous messieurs que je dois le plus de remarques cinglantes sur ce à quoi je ressemble. Parce que la proportion d’hommes qui se sont permis de faire une remarque sur mon corps est juste intolérable. Rares sont les hommes dans les bras desquels je me suis sentie belle, magnifique. Et pourtant, j’ai trouvé beaux tous les hommes que j’ai embrassé, ils étaient tous différents, tous merveilleux dans leur unicité. Pourquoi le regard dénué de tout jugement que je portais sur eux n’étais jamais réciproque ?

Rendez-service à tous ces gens qui comme moi partent d’un niveau d’amour pour leur corps proche du néant, ne prononcez plus jamais des paroles qui n’engagent que vous, qui blessent, qui n’ont rien à faire dans une relation humaine saine. Vous n’avez absolument aucun droit à juger ni à émettre de commentaire désobligent sur le corps de quelqu’un que vous aimez, même si ce n’est pas une attaque frontale, les petites remarques sont les pires car les plus vicieuses.

Lorsque j’ai pris conscience de la difficulté que j’avais à essayer d’aimer mon corps, j’en étais tétanisée d’y penser. Je m’imaginais au bord d’une falaise, regardant au loin l’autre falaise, sachant que pour aimer mon corps il fallait que je rejoigne l’autre côté. Et au milieu: du vide. Je sais pas vous mais moi je sais pas voler. Donc s’élancer à la conquête de l’autre rive me paraissait simplement impensable, surhumain. Maintenant j’ai lancé un laceau qui me permettra de me relier à mon corps et un jour, cette corde sera un pont magnifique que j’aurai un plaisir fou à parcourir, seule ou accompagnée d’un homme qui saura l’apprécier à sa juste valeur.

Si j’écris tout ça, si je me mets autant à nu c’est avant tout parce que le chemin que je fais en ce moment peut servir à d’autres. Je sais que je ne suis pas seule dans ce cas et je tiens à partager ce processus avec ceux qui veulent me suivre dans la quête d’une réconciliation avec leur corps, avec eux-mêmes et avec la vie. Parce que nous sommes tous des êtres merveilleux et que nous ne sommes sur terre que pour aimer. Rien d’autre.

Pour le bonheur de vos yeux:

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4 réflexions sur “Mes premiers pas sur le chemin d’amour de mon corps.

  1. C’est beau de voir un soleil émaner de tes mots. Tu brilles. Cet article peut tendre la main à des gens qui sont en lutte contre leur corps voir même contre leur être, alors que s’aimer n’est pas égoïste, c’est le plus beau cadeau que tu peux faire au monde !

  2. Bravo ma belle. Comme tu as raison et comme tu sais trouver les mots justes pour le montrer. Comme tu as compris à quel point certaines personnes ne savent pas comment aimer et comment d’autres pourront nous aider à nous sentir nous-même sans autre regard que celui de la bienveillance. Bravo bravo bravo. Beau chemin que tu parcoures. Je t’encourage de tout mon coeur ❤

  3.  » Parce que nous sommes tous des êtres merveilleux et que nous ne sommes sur terre que pour aimer.  »
    Aah, si absolument tout le monde pouvait le penser au moins un peu , les choses deviendraient plutôt magnifiques (:

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