Peuple Diola, je t’aime.

Partir en Afrique centrale en portant l’Histoire de France sur nos épaules, vouloir découvrir un peuple noir et sa culture quand notre peau est blanche, c’est loin d’être gagné d’avance.

Et pourtant. Nous avons eu la chance de rencontrer des gens d’une ouverture d’esprit rare. Ma mère, ma sœur et moi avons passé 10 jours au Sénégal pour Noël. Retour sur cette aventure humaine inoubliable.

Arbre

Nous sommes parties avec l’agence L’Autre Sénégal, un GIE entre Nelly, une française installée là-bas, tombée amoureuse du Sénégal et Ousmane, un guide sénégalais qui connait mieux que personne la richesse de son pays. L’éloge de l’agence c’est par là: Le Voyage Autrement.

Ma première envie sur place: être pieds nus. Un furieux besoin de retrouver un véritable contact entre mon corps et la Terre. Au début, je demandais l’autorisation à Ousmane avant chaque excursion, formatée que je suis par les limites qui nous sont imposées au quotidien. J’ai fini par comprendre que là-bas, l’interdiction est rare. Les animaux vivent en liberté, on croise des chèvres qui dorment sur la route, des vaches à la plage, des cochons dans les rues. Les animaux ne sont qu’un exemple de la liberté qui habite les lieux. Impressionnant.

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J’ai aimé:

Traverser la savane sur le toit du 4×4 en chantant à tue tête avec ma sœur, me baigner dans un bolong (bras du fleuve) et courir entre les crabes pour se sécher, faire manger un petit garçon qui ne parlait pas encore français, jouer avec lui et le porter sur mon dos comme si c’était mon fils, apprendre à monter dans un cocotier, voguer sur une pirogue (et flipper qu’elle se renverse) jusqu’à l’île la plus idyllique qui soit: Eliou Baline, avoir des tresses africaines, apprendre à porter des choses sur ma tête et à tisser, faire de la Rodéo de Nelly, soigner les bobos de ma soeur, assister à un mariage, à un défilé de mode, à une cérémonie de danses adolescentes, admirer les arbres magnifiques qui n’existent pas que dans Le Roi Lion, avoir les larmes aux yeux quand des enfants chantent pour nous dire au revoir, parler politique, religion, amour et avenir avec Ousmane, faire des câlins aux baobabs, réfléchir par tous les moyens à comment revenir.

Parce que j’ai eu un coup de foudre pour ce pays, pour ces belles personnes qui nous ont accueilli chez eux comme des amis alors que nous n’étions que des étrangers, pour tous ces échanges de qualité, pour tout ce que j’ai appris et surtout pour tout ce que j’ai encore à apprendre, peuple Diola, je t’aime.

cachouane

Eliou Baline

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Fromager

IMG_5117LeRiz

Pour ce qui est de la musique, 4 chansons ont marqué nos trajets en 4×4. Ma Playlist Youtube. En boîte, ce sont les mêmes chansons que chez nous et sur les portables des jeunes, la Sexion d’Assaut fait fureur. Sinon, on a eu droit à un concert privé de Titi Jah. La musique, en Afrique centrale, comme la danse, c’est dans leur sang, on ne peut pas rivaliser. J’ai essayé d’apprendre le Daifoundé, aussi appelé danse du ventilateur. Bouger ses fesses comme une black c’est comme apprendre le HTML après Science Po, ça relève de la science fiction.

2 commentaires sur “Peuple Diola, je t’aime.

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