Sans signature, By Lucio Bukowski.

Après l’EP « Ébauche d’un autoportraImageit raté » qui est dorénavant en rupture de stock et les titres distribués au compte goûte par Oster Lapwass sur Youtube, enfin, Lucio nous lâche cet album.

En retour sur cet autoportrait on retiendra L’éloge du vagin (les amatrices de rap y trouvent leur compte) et Ma ville, chauvinisme oblige. Non pas que l’auteur peigne un tableau à la gloire de notre cité mais son regard sur celle ci semble clairvoyant et un tantinet ironique, ce qui ne fait pas de mal à cette vieille dame qu’est Lyon.

 

Cet album donc, ne marque ni un changement radical ni un renouveau, mais reste fidèle à ce qu’on aime chez Lucio, ses lyrics conscients et chargés de sens.

Le poète, au rendez-vous pour nous faire voyager au milieu de ses références littéraires, cohabite parfaitement avec le vandale, qui pratique en dilettante et menace de tout plaquer si la célébrité lui ouvre les bras. Lucio Bukowski, écoeuré de l’hypocrisie du monde de la musique, n’écrirait-il alors que pour lui ? Pourtant, la générosité qui se dessine chanson après chanson donne envie de lui répondre: s’il te plait, n’arrête pas, nous on en veut encore!

Oscillant entre son amour pour les livres et sa haine de notre époque qui se regarde un peu trop le nombril, ce poète de l’Animalerie nous fait voyager d’une ambiance à une autre, nous trimballant au gré de ses humeurs, joies ou déceptions.

Plus le compteur d’Itunes explose, plus l’interrogation grandit en moi. Pourquoi Lucio, avec autant de culture et de recul sur le monde qui l’entoure, prend-il si peu de positions politiques dans ses textes? Au-delà du simple clivage gauche/droite, Lucio n’affirme jamais ses convictions dans ses textes. Finalement, c’est un ras-le-bol général qui transpire.

« Cette année je ne voterai pas, question de renoncement,

disons ce dimanche là je lirai plutôt Constant »   Confiture d’Orties.

Les featurings de cet album sont tout aussi intéressants que complémentaires et chaque son a sa personnalité, son tempérament et ses surprises. On se laisse facilement entrainer par son flow unique qui nous invite dans son monde. Tantôt c’est un texte crashé sur un un beat vénère qui nous plonge dans une atmosphère street et agressive, tantôt c’est une ballade au coeur de son intimité, on est touchés par Ludo. Le tout s’écoute aussi bien en soirée que d’un bout à l’autre du réseau TCL, ceci étant d’autant plus cocasse que de s’imaginer l’auteur assis aux mêmes places rédiger ces vers crée une sorte de familiarité.

 Ludo

Je ne crois pas avoir encore saisi l’étendue des subtilités de l’album donc je vais le laisser murir en moi, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne écoute, comme l’a fait celui qui me l’a tendu chez 81Store où vous pouvez trouver le support de cette oeuvre Sans Signature.

Article repris par 69Flow.fr

 Merci  pour ton aide Marc.

 

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